Starbucks version minimaliste

25 Jan

On ne présente plus Starbucks la plus grande chaîne multinationale de cafés, présente à tous les coins de rue des plus grandes villes du monde. Ses gammes de boissons préparées dans les enseignes aux tailles Short, Tall, Grande et Venti en font sa renommée internationale. Fondée en 1971, sous le nom de Starbucks Coffee Company puis devenue officiellement Starbucks Corporation l’enseigne fête en 2011 ses 40 ans d’existence. Les tendances actuelles de communication étant au minimalisme, Starbucks n’échappera pas à la règle en nous présentant la nouvelle version de son logo pour le moins, épuré :

C’est en 1971 qu’a ouvert le premier café, dans la ville de Seattle, d’où le logo avec la sirène du port de la ville. Le logo comprend un cercle représentant un hublot au centre duquel siège une sirène . La sirène représente une icône et plus largement  l’imagerie maritime qui accompagne la société, s’expliquant par ses racines  ancrées dans la mer : « Nous voulions évoquer la tradition des voyages maritimes qui a accompagné l’histoire des premiers exportateurs de café » explique Steve Barrett.
Formes avantageuses de la sirène, sourire séducteur et origine contrôlée, Starbucks attire et rassure. Parfait pour recevoir ! « Certains logos sont appelés à marquer les esprits. Soit parce qu’ils sont omniprésents dans notre quotidien, soit parce que leur puissance évocatrice en fait de véritables icônes immédiatement identifiables. C’est le cas du logo Starbucks qui s’inscrit parfaitement dans le processus de mémorisation, puisque  » ce logo, on le voit et ne l’oublie pas ». Et pour cause,le logo Starbucks est aujourd’hui considéré comme l’un des plus reconnus à travers le monde au même titre que ceux de Coca-Cola, Playboy, FedEx, Nike ou Apple. Le logo 2011 efface à présent le nom « Starbucks Coffee » pour n’afficher que la sirène. Le ®  disparait également au profit du ™.

A l’occasion de ce 40e anniversaire, Howard Shultz le PDG de Starbucks apporte ses précisions sur ce qui ne présente pas un « changement » de logo mais bien une évolution. Selon lui, l’évolution du design de la sirène  respecte et s’intègre pleinement dans l’héritage de la marque et correspond à la vision future qu’il souhaite donner à Starbucks. Et pour reprendre ses mots,  » Le monde change, Starbucks aussi » :

Un évolution notable qui devient effectivement complètement minimaliste et épurée. Preuve qu’avec une identité visuelle des plus simples, une marque peut facilement s’emparer du processus de mémorisation du consommateur  (Apple ne pourra pas démontrer l’inverse). Le marketing qualitatif de Paul Pellemans prend d’ailleurs tout son sens ici avec la meilleure compréhension des facteurs internes, conscients et inconscients, à l’oeuvre dans le processus de décision de l’acheteur. Minimalisme qu’il ne faudra probablement pas pousser à son paroxysme si l’on en croit la vision de Felipe Torres :

A.C.

SonntagsZeitung et ses poupées russes

7 Déc

On définit habituellement des poupées russes (ou matriochkas dans la langue du pays) comme des éléments de tailles décroissantes placées les unes à l’intérieur des autres. Quel pourrait être le symbole publicitaire donné à un objet d’apparence banale et au symbole surpuissant de fertilité ? Ou encore à une expression utilisée aujourd’hui métaphoriquement comme exemple-type de conception (design paradigm) dans ce qu’on appelle le principe des poupées russes ? Rien à voir évidemment avec le film du même nom de Cédric Klapish (encore que…) mais c’est SonntagsZeitung, le journal suisse qui fait parler de lui ces derniers jours avec une campagne print pour le moins particulière au slogan hautement perspicace : « The insight story ». Créée par l’agence Advico Y&R AG (Zurich) ces visuels ne sont pas sans nous rappeler des personnalités qui ont fait la une récemment ou… historiquement. Un haut niveau de créativité au rendez-vous pour une campagne qu’il n’est pas facile d’interpréter :

On aura facilement reconnu le couple Bruni-Sarkozy, Poutine, Poutine, Bush, Obama en passant par les mythiques Blanche-neige et Superman. Un second degré qu’il faut évidemment prendre dans une campagne qui s’intéresse à la relation entre des personnalités politiques et culturelles actuelles et un titre de presse qui parvient à raconter et expliquer un évènement passé. Pas toujours facile à comprendre mais on fera rapidement le lien entre Blanche-Neige et le nain grincheux, Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais pour terminer l’encastrement des poupées Nicolas et Carla. Une descendance « supposée » qu’on ne comprend d’ailleurs pas tout à fait pour le nain grincheux et Nicolas Sarkozy puisqu’en tapant « Nicolas le nain » sur Google, on ne tombe bien évidemment pas sur une vidéo ou des photos de Nicolas Sarkozy. Des niveaux de lecture pour cette campagne tellement vastes qu’on en oublierait presque le message essentiel de  SonntagsZeitung « Saurez-vous reconnaître ces personnalités » ? Non bien entendu, ou alors prendrait-on  le consommateur pour un anchois. Un message qui révèle de manière détournée les entrailles de l’histoire qu’on aurait pu transformer en un audacieux « Connaissez-vous les descendants de ces personnalités » ?

A.C.

Les petits mouchoirs…et son placement de produit

2 Nov

Ah « Les petits mouchoirs », c’était le film de vos vacances. Un savant mélange de nostalgie et de tranches de vie que vous avez forcément vécues avec son lot d’amitiés, de vérités,  de responsabilités et d’amours. Des situations qui ne laissent  personne indifférent, et après tout c’était le but de Guillaume Canet en réalisant un film complètement « made in France ». « Montrer cette nouvelle génération de mecs enfants qui sont le résultat de l’émancipation de la femme qui finalement a pris beaucoup de pouvoir » était le but d’un réalisateur animé par la mise en valeur des faits de société actuels. Sortir son mouchoir au moment où tout le monde s’y attendait était en fait presque…évident. On passe sensiblement du comique au pathétique avec des acteurs tous plus attachants les uns que les autres. Marion Cotillard nous revient dans un rôle bien plus envoutant et nous réconcilie avec sa personnalité ultra mystique d’Inception. Benoît Magimel et  François Cluzet se retrouvent cette fois confrontés à une relation impossible et surtout complètement irréaliste. Une relation remplie d’interrogations pour eux et  leurs amis qui ont tout compris mais ne disent rien à cet « amour de mains ». Dans un film qui met évidemment la candeur de monsieur Canet, on en oublierait presque un placement de produit qui était probablement trop facile et insistant. Après « Ne le dis à personne » , Les petits mouchoirs c’était le film d’un réalisateur qui vous a inconsciemment rempli la tête de publicités en tout genre.

Le placement de produit est la technique de publicité qui met en avant le produit dans un film, téléfilm ou une émission de télévision. Une technique qui est publique ou dissimulée, qui se rapproche presque de la publicité clandestine supposée attirer l’attention du spectateur pour le forcer, inconsciemment à acheter le produit mis en avant. Cette fois, Les Petits mouchoirs ne lésine pas sur les produits qui marchent et qui veulent marcher plus encore : l’ordinateur Apple de la bande de vacanciers, les Nike  et les Ray Ban tendances de Gilles Lellouche, les gentils produis Bio de Valérie Bonneton sans oublier la fière  et grosse Audi de François Cluzet. L’alchimie est parfaite et presque trop sournoise pour le spectacteur. Les lunettes Ray Ban de Gilles Lellouche ne sont d’ailleurs que si  peu visibles dans cet extrait :

Un oeil publicitaire en oublierait presque le fil de l’histoire tant les scènes insistent sur cette « réclame déguisée » qui n’est bien évidemment pas la seule du film. Apple reste sans doute la marque qui réalise un puissant coup de poker, avec un macbook pro visible pas moins d’une dizaine de fois. Et si vous ne l’avez pas remarqué, on en remet une délicieuse couche avec la pomme du capot parfaitement illuminée dans le noir pour les activités ludiques peu futiles de Pascale Arbillot alias Isabelle. Audi n’en est pas moins timide avec sa grosse bagnole noire qu’on prend plaisir à utiliser en toutes circonstances, et accessoirement exposer pour montrer qu’elle roule bien (ou se gare très bien devant le cimetière lors de la scène d’enterrement). On l’aura compris, les marques sont parfaitement ancrées dans le panorama des petits mouchoirs et s’intègrent tout naturellement aussi bien dans la capitale qu’à la plage. Toutefois, et plus encore dans ce film la sensation de « bourrage de crâne publicitaire » presque gênante se ressent aux détriment d’une histoire au synopsis d’apparent long fleuve tranquille.  Faut-il finalement rappeler que le cinéma, plus qu’une réclame est avant tout un art et doit le rester, loin de toute pression commerciale…

A.C.

Après la vache…

6 Oct

Mettez de la couleur dans votre vie, vivez en mauve avec Milka… oui enfin, lui n’a rien choisi 🙂

Rachida Dati, star malgré elle

4 Oct

Quelques 2 millions de vues en 2 jours et un beau lapsus « révélateur » ont suffi à notre chère eurodéputée UMP à devenir la maîtresse du buzz. Interrogée par Canal+ sur les raisons d’un plan de licenciement chez Lejaby dans l’Ain, Rachida Dati s’exprime en direct dans dans Dimanche plus sur Canal+ « Quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20-25%, avec une fellation quasi nulle… ». Une fellation ?! L’ ancienne garde des sceaux voulait très certainement évoquer l’inflation des fonds d’investissement étrangers. Mais pourquoi un tel lapsus a soudainement créé le buzz ? Retour sur une vidéo qui n’en finit pas d’être visionnée ces derniers jours :

Une langue qui fourche et une personnalité politique qui devient  en quelques jours la risée de nombreux sites internet et chroniques en tous genres. Et pour autant, aucune réaction de la part d’Anne-Sophie Lapix qui, si l’on pourrait presque se permettre « ne pipe mot ». Attendait-on une réplique de type « Inflation vous voulez dire » ? qui aurait probablement été mal placée dans une interview sur cette thématique et qui n’aurait pas permis d’étouffer sobrement la coquille. Lors d’un entretien « Médiasphère » sur la chaîne LCI, la journaliste s’explique « J’ai eu le sentiment, pendant un dixième de seconde, qu’il y avait eu un espèce de doute. Elle dit que non. Moi j’ai eu ce doute et je me suis demandée : l’a-t-elle dit ? » a confié Anne-Sophie Lapix, interrogée par Bastien Morassi.
« On ne me parle que de cela. Le monde en rigole car effectivement elle a fait un lapsus terrible. Ça fait de la pub pour l’émission même si ce n’est pas celle qu’on préfère » a-t-elle ajouté :

Quelques jours plus tard, Rachida Dati justifie sa fellation « Cela peut arriver de parler trop vite dans ce format d’émission… Cependant, je trouve dommage que ce soit le seul message politique qui ait été repris surtout sur un sujet aussi grave… ». Grave ou pas selon les spectateurs, le message essentiel semble être passé à la trappe au profit d’un excellent lapsus qui lui vaudra un référencement quelque peu désavantageux sur les moteurs de recherche.  Citons à ce propos « Il devrait rentrer très vite dans les plus beaux lapsus linguae cités par Wikipédia et remplacer cet anonyme député français qui aurait voulu «durcir un sexe» plutôt que durcir le texte d’une loi sur la pornographie. » (Yahoo actualités). Et la communication dans tout ça ? Rien de monumental finalement comme l’a précisé R.Dati en dédramatisant cette situation : « Mais bon, si ça fait rire tout le monde… ». Elle a avoué, dans un éclat de rire « Je m’en suis rendue compte après coup ». Une façon comme une autre de couvrir une affaire qui amuse les adultes et les médias, mais visiblement pas certains parents d’élèves qui se sont dits choqués par de tels propos à une heure de grande écoute. Déculpabilisons notre chère ministre puisque nous produisons un lapsus en moyenne tous les 600 à 900 mots, c’est-à-dire à peu près une dizaine dans une heure de parole continue, indiquait Jean Véronis, en 2007. La plupart passent inaperçus. Ceux des hommes et des femmes politiques un peu moins comme nous l’indique l’ampleur du buzz médiatique provoqué par cette inflation à courbe douteuse. Comme le précise Jean Sébastien Loygue, « le buzz n’est pas qu’un simple bruit sur la toile, il traduit une révolution dans les rapports entre les marques et les hommes mais surtout il date une rupture de civilisation. » En effet, cet amusant lapsus aurait-il pris une telle ampleur quelques années plus tôt ? L’évolution des mentalités et des médias font que le buzz, et plus encore ce dernier devient une stratégie de communication efficace pour faire de la publicité et dans certaines conditions modifier l’image d’une personnalité. Jean Sébastien Loygue ajoute à ce propos « Toute la problématique du buzz est là : qu’il s’agisse d’un mode de communication qui à la fois diffuse le sens et possiblement le cache ou le détourne ». Saurons-nous un jour quel était l’éventuel sens caché de ce lapsus ? En attendant, les personnalités politiques ont encore de beaux jours devant elles pour concurrencer notre ministre, sacrée reine de la f… aute !

A.C.

STEVIA : faites votre choix

23 Août

Nouvelle plante aromatique déjà à la mode dans le monde de la diététique , la STEVIA apparaît comme le nouvel ingrédient révolutionnaire qui pourrait remplacer l’aspartame et autres dérivés du sucre. Les adeptes des ingrédients lights, zéros et les sans sucres ajoutés trouveront probablement leur bonheur dans un édulcorant au pouvoir sucrant en moyenne 45 fois supérieur à notre sucre de table et 200 fois le sucre industriel. Une herbe aromatique qui fera progressivement parler d’elle : le Figaro annonce une part de 25% du marché mondial des édulcorants engagée dans la STEVIA d’ici 5 ans. Véritable coup de poker marketing, le marché de l’agroalimentaire commence à s’emparer de cette plante au pouvoir plutôt atypique.

La STEVIA à ses origines : née en Amérique du Sud il a des siècles chez les Guarani du Paraguay et Brésil, la plante appelée « herbe douce » était utilisée comme sucre et dans les breuvages médicinaux. La Stevia portait chez eux le nom délicat de « Ka’à eirete » que l’on traduit par « la feuille comme du miel ». Le nom « européanisé » STEVIA provient de Peter James Esteve, premier botaniste espagnol à avoir découvert la plante au 16ème siècle. Peu intégrée, voire méconnue dans les mentalités européennes pour des raisons traditionnalistes, elle a tout d’abord connu une  forte expansion dans les pays asiatiques (consommée et très populaire depuis 1975 au Japon).  L’Europe commence donc à peine à l’introduire dans l’alimentation,  et pour cause : les sucres de la betterave ont jusqu’à aujourd’hui construit leur agriculture et industrie sur ce modèle favorable.

La législation s’est toutefois opposée pendant de nombreuses années à son introduction. L’arrêté interministériel du 6 septembre 2009  autorise désormais l’utilisation et la commercialisation de la STEVIA en France.  L’autorisation de mise sur le marché de la STEVIA n’est toutefois à ce jour pas effective : le produit (extrait de STEVIA en tant qu’édulcorant) est commercialisé pour une période provisoire de 2 ans. Cela avant de prouver définitivement qu’il s’agit d’un aliment sain sans aucun effet négatif sur la santé. (A noter que des millions de Japonais l’utilisent depuis 30 ans sans aucun effet secondaire déclaré).

Ses bienfaits sur le corps : On l’appelle «  le nouveau sucre zéro calorie », preuve d’une révolution sur les plans diététiques et économiques.  Les champs d’applications alimentaires sont presque infinis : produits laitiers, boissons, confiseries et même pâtisseries (à quand un millefeuille 0% de sucre à base de STEVIA).  On peut rêver, mais les effets bénéfiques sur le corps sont déjà observés : outre le fait qu’elle soit supportée par les diabétiques,  elle est garantie zéro calories et ne ferait pas grossir).  De nombreux articles rapportent également que la STEVIA a un goût identique au sucre de table . Sur les forums thématiques DANONE, les avis sur la STEVIA sont très partagés. Certains ont apprécié la saveur atypique du produit, d’autres lui ont reproché son côté « trop sucré » avec un léger goût de réglisse, qui surprend le palais des Français. Alors STEVIA ou carré de sucre, à vous de faire votre choix !

A.C.

Julbo : l’environnement extrême

11 Août

Timide auprès du grand public et hautement adoptée chez le spécialiste des sports d’action, Julbo est le professionnel de la lunette solaire pour sportifs. Focus sur une marque qui fête ses 120 ans, spécialement conçue pour résister aux environnements extrêmes. Protection des yeux recommandée avec cette remarquable vidéo corporate à sensations fortes :

Côté historique, 1950 est un réel point d’ancrage pour la marque qui créé sa première paire de lunettes de soleil montagne. Cette paire de lunettes devient d’ailleurs le fondement pour l’avenir de lignes Julbo, mettant l’accent sur la protection visuelle dans des conditions extrêmes de plein air. Côté technique, trois univers de prédilection sont aujourd’hui partagés par Julbo : l’ « outdoor » (alpinisme, ski, randonnée) le « nautisme » (voile) le « Speed » (running, trail et VTT). Recherche d’optimisation oblige, la marque collabore avec des sportifs aguerris afin d’accroître la technologie du produit. Enak Gavaggio, Sébastien Chaigneau, Franck Cammas, ou encore Christophe Dumarest contribuent constamment à l’évolution de la marque.

Côté retail l’omniprésence est assurée d’une part avec plus de 250 points de vente dans plus de 55 pays à travers le monde : Julbo a créé un label de marque synonyme d’innovation et de créativité. L’étiquette Julbo s’est également élargie pour inclure la haute qualité de ses produits : ligne de vêtements haut de gamme et collections de lunettes pour hommes, femmes, enfants et bébés. Côté marketing / communication Julbo déploie le grand jeu de façon complètement indépendante, française et adaptée au marché américain : 100 % du capital est détenu par la famille du fondateur de la marque, Jules Beaud. L’entreprise est d’ailleurs sous l’égide  des 2 frères Christophe ( commercial et marketing) et Matthieu (développement). L’analyse publicitaire de Julbo n’a visiblement pas de secrets puisque le message semble limpide : les produits de la marque sont à la fois hauts de gamme et à la mode. Le signal émis met toujours en scène des sportifs utilisant les lunettes en contexte. Enfin, les canaux de communication usuels tels presse et web sont parfaitement adaptés à une marque adoptant une stratégie aujourd’hui couronnée de succès. La marque jurassienne connaît à l’heure actuelle une croissance de chiffre d’affaire de 300 % depuis les 10 dernières années. Julbo n’a donc pas fini d’évoluer en terrain extrême dans un marché eyewear en constante évolution…

A.C.